Colloque Abdelmalek Sayad aujourd'hui — IAS UM6P, 14–15 mai 2026
Colloque Abdelmalek Sayad aujourd'hui
Abdelmalek Sayad
Colloque international

Abdelmalek Sayad aujourd'hui :
émigration, immigration
et frontières néocoloniales

14–15 mai 2026  ·  UM6P, Benguerir (Maroc)

Dates
14 & 15 mai 2026
Lieu
Salle Fatima Fihria
UM6P — Benguerir, Maroc
Organisé par
Chaire des Transitions
IAS-UM6P
En partenariat avec
Rosa-Luxemburg Stiftung
Border Studies Research Group

Vingt-huit ans après la disparition d'Abdelmalek Sayad, l'actualité internationale des migrations invite plus que jamais à relire et à repenser son œuvre. Sociologue de l'émigration-immigration, témoin central de la décolonisation algérienne et de l'émigration de travail postcoloniale, Sayad a élaboré un cadre d'analyse critique d'une portée transnationale et universaliste : penser la migration comme un « fait social total », articulant les destructurations coloniales, la construction des politiques publiques européennes à l'égard du fait migratoire, les expériences vécues des migrants, les rapports de genre et de classe, la politique nationale des pays de départ.

Ce colloque se propose d'interroger l'actualité politique des migrations contemporaines entre l'Afrique et l'Europe à la lumière des apports méthodologiques et théoriques de Sayad, et plus largement de la sociologie critique de la domination dont il est l'un des héritiers. Il entend analyser les liens indissociables entre émigration et immigration dans un contexte de profonde transformation des mobilités africaines, de durcissement des frontières européennes et de prolifération de discours publics enchâssés dans des logiques de racialisation et d'ethnicisation des populations en provenance des anciennes colonies.

Les panels proposeront de revenir sur la trajectoire intellectuelle de Sayad, sa méthode, ses ancrages kabyles et algériens, ainsi que sur les appropriations africaines, diasporiques et décoloniales de sa pensée — avant d'interroger les effets politiques et sociaux des nouveaux dispositifs de contrôle, de l'épaississement des frontières et de leur externalisation sur les sociétés anciennement colonisées.

Programme du colloque

09h10 — 09h40 Mots d'ouverture
Montassir Sakhi Professeur, Chaire des Transitions — IAS-UM6P · Border Studies Maroc
Wael Garnaoui Fondateur, Border Studies — Tunisie · Université de Sousse
Raphaël Liogier Titulaire de la Chaire des Transitions — IAS-UM6P
09h40 — 10h20 Leçon inaugurale
Smaïn Laacher Professeur émérite de sociologie — EHESS, Université de Strasbourg « Abdelmalek Sayad, l'objet « immigration » et le défi épistémologique »
Pause — 10h20 & 10h35
10h35 — 12h35 Panel I — Une vie et une œuvre engagées
Président de panel : Montassir Sakhi (UM6P)
Sylvain Lazarus Anthropologue, Université Paris 8 « La figure ouvrière dans les enquêtes d'usine : dialogue avec Abdelmalek Sayad »
Salima Amari Sociologue, Université Paris 8 — Cresppa/GTM « Relire Sayad au prisme du genre : les femmes en marge, oubliées de la "double absence" »
Abdellatif Chaouite Revue Écarts d'Identité — ADATE, Grenoble « Cheminer avec la pensée de Sayad, en parallèle »
Discussion — 30 min
Déjeuner — 12h35 & 14h00
14h00 — 15h40 Panel II — Dispositifs frontaliers et colonialité : penser la gestion migratoire après Sayad
Présidente de panel : Rim Affaya (Aix-Marseille — IAS-UM6P)
Mehdi Alioua Université Internationale de Rabat — Sciences Po Rabat « Penser autrement la double absence »
Youssef Belal Columbia University, New York « Colonialité et migrations »
Riadh Ben Khalifa Université de Tunis — Revue tunisienne des sciences sociales « Les déracinés maghrébins dans les Alpes-Maritimes (1950–1980) : une lecture à partir de Sayad »
Hassan Bousetta CEDEM — Université de Liège (FNRS) « Immigration et politique : retour sur "Exister, c'est exister politiquement" »
Discussion — 30 min
Pause — 15h40 & 16h00
16h00 — 18h00 Panel des doctorant·e·s (1)
Discutant·e·s : Wael Garnaoui (Université de Sousse) & Julie Ruberto (Université de Toulouse)
Rim Akrache Université Hassan II — Laboratoire Recherches sociologiques, psychologiques et culturelles « Entre émigration et immigration : identité clivée et vulnérabilités psychopathologiques des migrants de retour au Maroc »
Marwan Ben Fares Université Abdelmalek Essaadi, Tétouan « من الغياب المزدوج إلى الحضور المتصل : السائح/الرحّال الرقمي وأشكال الاغتراب المُعزَّز خوارزمياً »
Adam Boubel Université Paris 8 « Double-absence vs. double-présence politiques : hiérarchisation électorale des immigrés intra et extra Européens »
Imane El Boustaoui Université Cadi Ayyad, Marrakech « بين الموج والغياب : الفقد الغامض والهجرة غير النظامية »
Hiba Chaker Université Hassan II — Laboratoire LOGOS, FLSH Ben M'Sik « Actualiser Sayad en Sciences de l'Information et Communication : la presse conservatrice française comme lieu de reproduction de la pensée d'État »
Ahlem Hajaji Heidelberg University « Migration as a Total Social Fact: The Collective Memory of the Tunisian Jewish Community »
Luca Ramello Université de Turin & Politecnico di Torino « The Schengenisation of Tunis: Visa Infrastructures, Urban Border Spaces, and Counter-Archiving Administrative Violence »
09h00 — 10h50 Panel III — Les générations de l'immigration : de la persécution aux luttes symboliques et économiques
Président de panel : Hassan Bousetta (CEDEM — Université de Liège)
Rim Affaya Aix-Marseille Université — Résidente IAS-UM6P « Postcolonial, postmigratoire et postnational : le commerce populaire diasporique et ses jeux d'affranchissement »
Odome Ferdulis Angone Université Cheikh Anta Diop, Dakar « Migrants sous les serres du "potager de l'Europe" : Ce que Tierra de la Luz (2024) de Lucía Mbomío nous dit de la hiérarchie raciale »
Hicham Benaissa GSRL — EPHE/CNRS « Ceux qui devaient repartir. Sayad, le mythe du retour et la frontière intérieure de l'origine »
Caroline Guibet Lafaye Directrice de recherche au CNRS — LISST, Université de Toulouse « De l'ennemi global à l'ennemi intérieur. La territorialisation de la menace terroriste par l'État français dans les quartiers populaires »
Pause — 10h50 & 11h05
11h05 — 12h45 Panel IV — Immigrés et émigrés à l'ère de l'externalisation des frontières européennes et américaines : le cas du Maroc et de la Mésoamérique
Michelle Salord Lopez
Mohamed Haytoumi MCH, FLSH — Université Abdelmalek Essaadi, Tétouan « Au-delà du doublet analytique d'Abdelmalek Sayad : vers une reconceptualisation et une analyse critique de l'action publique migratoire au Maroc »
Maha Bouhnin Department of Anthropology — University of Florida « Identity as Social Fact: Sub-Saharan Migrants and Racialized Non-Belonging in Morocco »
Salaheddine Lemaizi LADSIS — Université Hassan II, Casablanca « "Harragas marocains" et "travailleur·se·s immigré·e·s au Maroc" : variants et invariants d'une double invisibilité »
Déjeuner — 12h45 & 14h15
14h15 — 16h00 Panel V — Émigration/Immigration : discours, pratiques gouvernementales et contre-discours
Présidente de panel : Tahani Brahma (EHESS)
Chaïb Benaïssa EHESS — IRIS « Trajectoires en miroir et cartographie du soupçon »
Pierre-Noël Giraud Professeur émérite — Mines Paris & Université Mohammed 6 Polytechnique « Défis économiques et démographiques de l'immigration en Europe et au Maroc »
Wael Garnaoui Université de Sousse — Border Studies Tunisie « Économie du désir et mensonge migratoire : persistance et reconfiguration à l'ère de la schengenisation : relire Sayad »
Montassir Sakhi Chaire des Transitions — IAS-UM6P « Les paradoxes de l'émigré à l'aune du paradigme Schengen »
Discussion
Pause — 16h00 & 16h15
16h15 — 18h15 Panel des doctorant·e·s (2)
Discutant : Marouane Jaouat (IAS-UM6P)
Yacine Ait Larbi University of Amsterdam « Where do Algerians migrate to and why not elsewhere: Historically predictable, theoretically at odds »
Alessandra Barzaghi Université Catholique de Milan « Borders as Spaces of Violence and Learning: Narratives of Agency and Resistance among Children Moving Alone in Italy »
Aya Boubel Sciences Po Bordeaux « Le paravent statistique ou la démission éthique du politique : une lecture sayadienne de l'épreuve de catégorisation »
Oumayma El Achak Université Mohammed Premier — Oujda « Double Absence: Northern Moroccan Immigrants in Europe through Abdelmalek Sayad's Lens »
Jihane Faouzi Université Abdelmalek Essaadi, Tétouan « The Border as Apparatus: Externalization, Migratory Mortality and Reconfiguration »
Ahmed Jemaa Osnabrück University — IMIS « Double Absence and the Diasporic Condition in Post-Revolutionary Tunisian Independent Documentaries »
Mariam Oulhiad Université Cadi Ayyad, Marrakech « Migration comme fait social total : violence symbolique et stigmatisation des femmes migrantes subsahariennes au Maroc et au Liban »

Résumés sélectionnés

Smaïn Laacher — Sociologue, professeur émérite à l'Université de Strasbourg. Chercheur associé à l'INED et au CEMS (CNRS-EHESS). Spécialiste des questions migratoires, des déplacements forcés et du droit d'asile. Il est l'auteur de Le Peuple des clandestins (Calmann-Lévy, 2007), Croire à l'incroyable (Gallimard, 2018), et Le fait migratoire et les sept péchés capitaux (Éditions de l'Aube, 2022).
Hassan Bousetta — Docteur en Sciences Politiques, chercheur FNRS et Professeur associé à l'Université de Liège. Co-directeur du CEDEM (Centre de recherche sur l'ethnicité et les migrations). Ancien sénateur au Parlement fédéral belge. Il a publié en 2025 Entre-deux rives. Belgique-Maroc, histoires parallèles, destins croisés (Maha, Casablanca).

S'inscrivant dans une critique du nationalisme méthodologique, cette communication propose de prolonger la pensée d'Abdelmalek Sayad en la mettant en dialogue avec les approches postmigratoires développées récemment en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Elle interroge le double mouvement consistant à « démigrantiser » les migrants et à « migrantiser » l'Europe, comme manière de renverser la philosophie de l'intégration qui a longtemps structuré les politiques migratoires.

À partir d'une enquête multisituée et transnationale portant sur des trajectoires de commerçants entre le Maroc, la France et la Belgique, cette communication mettra en lumière des formes de mobilités invisibles, souvent sous-estimées ou rendues impensables par les cadres dominants de l'analyse migratoire.

Rim Affaya — Anthropologue, chercheuse postdoctorale à Aix-Marseille Université et résidente de recherche à l'IAS-UM6P. Docteure en anthropologie à l'EHESS. Lauréate du Prix de la thèse francophone sur le Maghreb 2025 (AUF/IISMM). Sa thèse est intitulée Caftans, camionnettes et banquettes. La mise en commerce du Maroc en diaspora (EHESS, 2024).

Contrairement à ses ouvrages précédents, Lucía Mbomío adopte avec Tierra de la Luz (2024) une perspective structurelle et matérielle. Le roman documente avec réalisme le quotidien des travailleurs agricoles dans les serres du sud de l'Espagne, mettant en exergue l'impact environnemental d'un modèle productiviste à haut rendement — où les saisonniers, majoritairement d'origine africaine et en situation irrégulière, constituent une main-d'œuvre structurellement précarisée.

À travers le parcours de Ngolo, jeune Équato-guinéenne habitée par des aspirations artistiques, le récit lie les trajectoires individuelles aux dynamiques mondiales de migration. Mon analyse propose une lecture intersectionnelle des rapports de domination dans le secteur agroalimentaire, où la condition de personnel essentiel se heurte violemment aux frontières de la citoyenneté.

Odome Ferdulis Angone — Maîtresse de Conférences à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Autrice de Roi-dieu coupé (2013), Femmes noires francophones (2020) et ¿De qué color son los blancos? (2025).

Comment le mythe du retour, analysé par Sayad comme l'une des illusions constitutives de la condition immigrée, se recompose-t-il dans le cas français des familles issues de l'immigration maghrébine, sous la forme contemporaine d'une obsession publique des origines ? Cette communication défend l'hypothèse que le retour attendu ne s'est pas dissous avec l'installation durable de ces familles — il s'est déplacé, reconverti en soupçon porté sur l'origine de leurs descendants.

Nés ici, ceux-ci continuent d'être nommés à partir d'un ailleurs, comme si leur appartenance nationale demeurait toujours incomplète. En ce sens, l'origine fonctionne comme une frontière néocoloniale intérieure, produisant des appartenances nationales durablement conditionnelles.

Hicham Benaissa — Docteur associé au GSRL (EPHE-CNRS). Ses recherches portent sur l'implication théorique et pratique de l'implantation durable des musulmans en France. Auteur de Le travail et l'islam. Généalogie(s) d'une problématique (Éd. du Croquant, 2020).

Cette communication propose de revisiter la notion de « mensonge migratoire » à partir de la pensée de Sayad, en l'inscrivant dans les transformations contemporaines des régimes de mobilité. Alors que la généralisation des réseaux sociaux semble avoir instauré une forme accrue de transparence des expériences migratoires, nos enquêtes de terrain mettent en évidence la persistance de formes de dissimulation et de réélaboration narrative à la suite d'expériences migratoires déçues ou inabouties.

Nous faisons l'hypothèse que ce « mensonge migratoire » se reconfigure au sein d'une véritable économie du désir, où s'entrelacent aspirations à la mobilité, injonctions sociales à la réussite et nécessité de préserver une reconnaissance symbolique. La « schengenisation » ne doit pas être appréhendée uniquement comme un dispositif juridique de contrôle des frontières, mais comme un régime de production de subjectivités et de récits migratoires.

Wael Garnaoui — Docteur en Psychanalyse et psychopathologie, Université de Paris. Maître-assistant à l'Université de Sousse, fondateur du réseau Border Studies au centre d'anthropologie de Sousse. Auteur de Harga et désir d'Occident (Nirvana, 2022).

Cette communication analyse la tension engendrée par l'installation d'une frontière, issue de la colonialité, dans les corps des sujets émigrés. Deux entretiens seront étudiés : l'un avec un jeune émigré marocain parcourant la Tunisie et l'Algérie à la recherche d'une entrée possible vers l'Espagne ; l'autre avec un jeune émigré camerounais ayant traversé le désert et s'apprêtant à se confronter à la mer pour atteindre les côtes italiennes.

Le propos vise à montrer quelques contradictions qui traversent les subjectivités des émigrés vivant à la frontière : que reste-t-il du pays de départ et des espaces de transit ? Que pense-t-on du pays que l'on cherche à atteindre, alors même qu'il s'érige en forteresse inhospitalière ?

Montassir Sakhi — Professeur assistant à la Chaire des Transitions, IAS-UM6P. Docteur en anthropologie, Université Paris 8. Chercheur associé au département d'anthropologie de la KU Leuven. Auteur de La révolution et le djihad. Syrie, France, Belgique (La Découverte, 2023).

Largely underrepresented in anglophone migration studies, Sayad's analysis of migration as a fait social total remains analytically powerful for making sense of contemporary African and global mobility. Using ethnographic accounts from fieldwork, this paper draws on his conceptual tools to examine the conditions faced by sub-Saharan migrants in Morocco.

Sayad's concept of double absence remains especially generative as it reconfigures migration as a structural position produced through the combined effects of the society of origin, the host society, and the migrants themselves. Reading Sayad against South-South migration corridors, his conceptual tools take on a distributed form — national fundamentalism and racialization can be analyzed across multiple sites, multiplying spaces of non-belonging along transit routes.

Maha Bouhnin — Candidate au doctorat en Linguistic and Cultural Anthropology, University of Florida. Ancienne Fulbright Teaching Associate à Williams College. Ses recherches portent sur la race, le langage et la migration au Maroc.

Le propos visera à mettre en évidence les opérations de désignation de l'ennemi intérieur et de territorialisation de la menace, spécifiquement localisée dans les « quartiers populaires », lieux de concentration des populations immigrées et issues de l'immigration. Nous montrerons que la « radicalisation » sert d'opérateur, dans le discours politique, au glissement du registre de l'adversaire politique à celui de l'ennemi voire du terroriste.

Cette étude s'appuie sur une analyse systématique des discours politiques de 1980 à nos jours afin de souligner l'inflexion notable du vocabulaire de la radicalisation entre 2003 et 2008, puis à partir de 2012 où il est employé pour désigner l'« ennemi intérieur ».

Caroline Guibet Lafaye — Directrice de recherche au CNRS (LISST, Université de Toulouse). Autrice de Armes et principes. Éthique de l'engagement politique armé (Éd. du Croquant, 2019) et Le conflit au pays basque : regards des militants illégaux (Peter Lang, 2020).

À partir d'un matériau empirique recueilli dans le cadre d'une enquête ethnographique menée sur plusieurs années à Bruxelles, cette intervention propose une comparaison entre deux trajectoires issues des mêmes quartiers populaires : Ahmed et Farid. Socialement proches, exposés à des stigmates et à des assignations similaires, ils connaissent pourtant des bifurcations très différentes — l'un vers l'engagement violent, l'autre vers des formes de prise de parole, d'entraide et de documentation.

Leur mise en regard permet d'interroger la manière dont un même appareil sécuritaire, dans un contexte marqué par l'intensification des logiques de suspicion au lendemain des attentats de 2015–2016, tend à homogénéiser des parcours pourtant dissemblables en les inscrivant dans une même cartographie du soupçon.

Chaïb Benaïssa — Docteur en sociologie (EHESS), rattaché à l'IRIS. Ses recherches articulent ethnographie, sociologie des institutions et analyse des catégorisations d'État. Membre du projet européen H2020 DARE (Dialogue About Radicalisation and Equality).

À partir du postulat sayadien — « Penser l'immigration c'est penser l'État » —, cette recherche étudie la représentation médiatique des candidats marocains à l'émigration irrégulière ainsi que des travailleurs immigrés au Maroc, originaires d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. Ces deux « catégories » souffrent d'une double invisibilité — en écho à Sayad, d'une double absence médiatique.

La recherche s'achève par l'exemple d'une « médiatisation par le bas » portée par les familles de migrants marocains disparus sur les routes et en mer, qui contribuent ainsi à une forme d'« art de la résistance ».

Salaheddine Lemaizi — Doctorant en sociologie, Université Hassan II (LADSIS). Sa thèse porte sur les identités professionnelles des journalistes à l'ère de l'IA. Fondateur du média marocain indépendant ENASS.ma.
  • Chaire des Transitions — IAS, Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P)
  • Rosa-Luxemburg Stiftung, North Africa Office
  • Border Studies Research Group
  • Université Ibn Tofail — Master Culture & Gender Studies
  • CEDEM — Université de Liège

Colloque international  ·  Abdelmalek Sayad aujourd'hui  ·  14–15 mai 2026  ·  UM6P, Benguerir, Maroc

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